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ILS SONT FOUS CES MARTINIQUAIS

ARCHIVE : La semaine passée, comme un seul homme, ou comme une seule femme, dans un énième sursaut d’agonie, rôdé par une quarantaine d’années d’expérience, le monde de l’entreprise, est passé à la contre-offensive. Mais nos chefs d’entreprises, petits, gros, moyens, nous ont dit ce que nous savions déjà : Tout va mal, tout coule. Sarkozy, lui aussi, le savait déjà et il avait répondu : Je sais, vous proposez quoi ?

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CHRISTIAN BOUTAN

L’installation d’une antenne de la SACEM,  Société des Auteurs, Compositeurs, Editeurs de Musique, à la Martinique améliora considérablement le sort des artistes. Aujourd’hui,  les choses  sont professionnalisées, existe une convention avec les radios et les télévisions. Ces dernières ont obligation de fournir une documentation permettant l’identification des œuvres. «  Ce qui se passe plus ou moins bien mais avec des avancées significatives » souligne Christian Boutan ». Radios et télés sont, évidemment, de puissants outils galvanisant les ventes or, chacun le sait,  le musicien martiniquais fut pendant longtemps victime d’une véritable maffia organisée. Gare à celui qui n’avait pas un animateur radio dans sa poche, d’une façon ou d’une autre, souvent en graissant la patte de ce dernier. Que les morveux se mouchent !
Il n’était pas besoin de provoquer des Etats Généraux pour savoir que l’une des solutions pour dynamiser le secteur de la production musicale est de la valoriser, en l’introduisant  dans le quotidien de l’activité économique et,  d’une façon générale,   l’imposer partout .  Dans les jingles pub par exemples.
En réalité, et j’en témoigne, on ne peut accuser les élus et ce dès l’instant où le monde musical tenta de s’organiser, de n’avoir rien tenté, de n’avoir rien fait. Par exemple, Camille Darsières président de Région, dès son arrivée, avait doté la Région d’un conseiller en la matière, fonction rémunérée quinze mille francs mensuel. On vit apparaître un deal avec les hôteliers. Ces derniers embauchèrent des structures légères de un à quatre musiciens, la Région acceptant de prendre à sa charge 50% du cachet. Très vite les choses se gâtèrent, les laissés-pour-compte, accusant la Région de favoritisme. L’équipe Régionale actuelle avec un philosophe musicien, président de la Commission Culture et une pro du théâtre vice présidente, n’est pas en reste non plus.
Pourtant, le monde de l’Art n’arrive pas à se structurer, n’arrive pas à rayonner autre part que dans les salons chics , dans  les quartiers, dans les Mornes de Martinique, est incapable d’échanges fructueux, ne serait-ce qu’avec la Guadeloupe, la Caraibe et la France, marchés en principe privilégiés et à notre portée. C’est que le ver est dans le fruit. Les deux acteurs principaux, l’artiste et l’élu, n’ont pas encore trouvé le ton juste.
 
UNE FEUILLE DE ROUTE SIMPLE
 
1° L’urgence est de repérer  les valeurs sûres, celles capables, non pas de faire bouger du derrière pendant le Carnaval et les Vacances, mais celles en mesure de rayonner sur la scène du monde grâce une création séductrice et un professionnalisme intransigeant. Il en existe quelques uns dans le personnel actuel. Par, exemple, nous ne sommes présents en tant que musiciens martiniquais, chantant le monde, dans aucune des revues professionnelles françaises ou américaines qui comptent, ce n’est pas faute de talent mais bien par manque d’offensive guerrière de l’artiste, et d’absence de stratégie déterminée de la part des structures publiques, Région, Département , Etat, Europe, chacun de ces partenaires disposant d’un budget conséquent.
2° Changer les pratiques du terrain : Le maire d’une commune est le personnage incontournable, on fait appel à lui pour tout, notamment pour les subventions, quand il est également Conseiller général ou régional. Il faut que monsieur le maire accepte de se plier aux stratégies régionales et départementales  en respectant les décisions prises au nom de l’intérêt général, ce qui éviterait les saupoudrages réducteurs. Que l’on ne m’objecte pas que le talent vrai fait frissonner  une feuille de papier et réchauffe la banquise, le talent sans promotion n’est qu’une suite de wagons sans locomotive et, lorsque l’on veut exister, la promotion est vitale.
3° Cesser d’agir comme si la Martinique était un pays comprenant trente deux états : En effet, chaque commune veut ses affaires, comme si la distance entre Sainte-Marie et Lorrain, ou entre Saint-Pierre et Schœlcher, était insurmontable. Chacun veut sa piscine, son terrain de foot, sa maison de la culture. Il faut tabler sur le succès de l’organisation du transport et les communes doivent être complémentaires et non concurrentes.
 

 
  Sommaire 

 
VALENTIN ET SORAYA

N O U V E L L E   P A R U T I O N

Soraya est-elle l’ange vengeur chargé par Dieu lui-même de punir le méchant ? elle en est, en tous cas, convaincue. Sinon, comment expliquer qu’elle ait put tuer Mylène, elle dont la vie s’était déroulée jusqu’alors, genoux en terre, dans l’église de sa paroisse ? Et quel est le rôle du candide et romantique Valentin, apparu brusquement à ses côtés ?

Frais de port : G R A T U I T

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