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ILS SONT FOUS CES MARTINIQUAIS

ARCHIVE : La semaine passée, comme un seul homme, ou comme une seule femme, dans un énième sursaut d’agonie, rôdé par une quarantaine d’années d’expérience, le monde de l’entreprise, est passé à la contre-offensive. Mais nos chefs d’entreprises, petits, gros, moyens, nous ont dit ce que nous savions déjà : Tout va mal, tout coule. Sarkozy, lui aussi, le savait déjà et il avait répondu : Je sais, vous proposez quoi ?

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Editorial
 
 
A QUOI AURONT SERVI LES ETATS GÉNÉRAUX ?

 
 Moi, dans la forme, je n’ai noté que le constat habituel de nos handicaps directement liés, soit à l’histoire et ses inégalités, soit inhérents à l’éloignement des sources de production, soit à l’absence de formation professionnelle, soit conséquence de notre isolement dans la Caraibe. Evidences qui, alors que l’informatique n’existait pas encore, encombraient déjà les armoires des Assemblées politiques, des Chambres de Commerce et de Métiers et autres organismes de recherches. Dans le fond, une chose est sûre, les Etats Généraux dans leur application studieuse ont officialisé la formidable toilette mentale que fut la crise de février 2009 et marquent la fin des plans sur la comète, des délires du Ya Ka. La forme et le fond auront-ils accouché d’un super projet  viable, débarrassé des handicaps internes, externes, structurels, culturels ? 
J’en doute fortement. Il me semble que les Etats Généraux ont été transformés en bureau d’études destiné à trouver les pansements pour un système défaillant. Or, le système de 1946 n’est pas défaillant. Il a vécu.  Il fait eau de toute part. Il coule. Il est mort. Et pour ceux qui ne l’avaient pas compris le premier ministre, en visite à la Réunion a été très clair. « Le développement économique des DOM ne se fera pas dans la fonction publique, ni dans l’assistanat » Et, enfonçant, le clou il annonça la fin de la prime de vie chère, dite de 40%. Bien entendu, pour ceux qui ne l’ont pas encore. Les autres pourront garder leurs avantages acquis. C’était la proposition de Force ouvrière de René Fabien, dans les années 80. Bref, la Martinique d’après les Etat généraux sera privée de la masse monétaire qui fit le bonheur des commerçants du superflue : Champagne plus que de raison, voyage en France, trois ou quatre fois dans l’année, 4/4, lingerie de vedettes de cinéma etc. Il faudra bien faire avec. Oui, mais comment ?  L’hôtel l’Anse Caritan vient d’être liquidé, après   Anchorage, le Kalenda, le  Leyritz,  l’hôtel Batelière est mis en redressement judiciaire. Les salariés, en grève en février ont commencé à percevoir leur 200 euros d’augmentation. L’Etat, qui dès le départ a annoncé qu’il n’a pas d’argent, ne verse pas un sou, renonçant simplement à percevoir son du en taxes et impôts pendant une durée de trois ans, laissant les patrons et les deux assemblées Conseil Général et Conseil Régional, se dé…brouiller comme des grands en ce qui concerne les cents euros restants. 50 % pour les patrons 50 %, pour les Assemblées. Le   moment de vérité est proche pour tout le monde. Pourtant,  au lendemain des Etats généraux, le gouvernement est encore, considéré comme le papa sauveur. Alors, comme d’hab, confiant, chacun attend.
 
ECHEC TOTAL POUR TOUT LE MONDE ?
 
Surement pas. La politique politicienne a pris le pas avec deux vedettes : L’article 73 et l’Article 74. Les survivants des années soixante 70 et 80, ont sorti leur baïonnette rouillée,  tandis que la relève affirme sa totale liberté d’esprit face à Paris et son identité martiniquaise, ce qui la distingue effectivement de ses ainés. Mais, à défaut de propositions concrètes et lucides réglant les handicaps majeurs de la Martinique à savoir,  l’absence d’un marché interne, les surcouts quant à la production, le gigantisme des multinationales face à nos minuscules entreprises, obstacles déjà repérés depuis l’aube des choses, cette nouvelle droite  fait comme ses aînés de  la … politique politicienne, sur la base du chantage au largage. On se souvient qu’à ce niveau-là, le chef de l’état avait protesté. Oh, sans doute pour le principe, le chantage au largage a toujours été porteur. Même Aimé Césaire en 1981 en fut victime. En effet, il avait mis tout son poids dans la bataille en appelant à voter François Mitterrand, les Martiniquais droite et gauche confondues, convaincus qu’avec Mitterrand c’était le largage assuré avaient voté Giscard. A ce niveau-là, ce fut bonne semailles pour les fils et filles  d’Emile Maurice et de Michel Renard qui ne supportent    plus d’être écartés des affaires depuis si longtemps. La recomposition de sa famille politique à la Martinique ne peut laisser Nicolas Sarkozy indifférent au moment où, plus que jamais, les voix de l’Outre-mer peuvent faire la différence aux Présidentielles.
 
Tony DELSHAM
 
 

 
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PSITTACISME 73-74

« Mais à quoi cela servirait-il d’accorder aux enfants de la République le droit de choisir leur habit de marié, si le pouvoir de procréer n’est pas la finalité  ?

C’est la question que pose Tony Delsham, «  car le navire coule non pas de notre incapacité à gérer l’acquis mais bien de l’impossibilité à générer la richesse, compte tenu des ravages de l’économie de transfert et des contraintes du Traité de Rome », continue-t-il.

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