 |
 |
 |
 |
|
ILS SONT FOUS CES MARTINIQUAIS |
 |
ARCHIVE : La semaine passée, comme un seul homme, ou comme une seule femme, dans un énième sursaut d’agonie, rôdé par une quarantaine d’années d’expérience, le monde de l’entreprise, est passé à la contre-offensive. Mais nos chefs d’entreprises, petits, gros, moyens, nous ont dit ce que nous savions déjà : Tout va mal, tout coule. Sarkozy, lui aussi, le savait déjà et il avait répondu : Je sais, vous proposez quoi ?
|
 |
|
lire l'article |
 |
 |
 |
|
|
 |
|
| |
Editorial
|
|
 |
|
 |
| |
NOUS NE SOMMES PAS DES MENDIANTS AUX POCHES VIDES
… ni de trous de malnutrition dans notre estomac, même si pour cela il faut s’accommoder de … l’esclavage. Le slogan « Vivre libre ou Mourir » est une formule de romantique qui peut être galvanisante si on explique comment et par quoi remplacer cet esclavage. Dans ce cas, l’action a un but et la mort est une éventualité que l’on accepte, afin que notre descendance jouisse de cette liberté. Si pareil slogan correspondait à une logique humaine, en 2010, il n’y aurait pas eu de descendants d’esclaves appelés à voter, pour la bonne raison que leurs ancêtres auraient choisi la mort, car nous le savons tous l’esclavage, était pire que l’enfer. Or, les peuples vrais, en souffrance vraie, ont appris, les yeux embués de larmes de sang, que la dignité le ventre vide n’existe pas, est panache et imaginaire de poète. Alors, tout révolutionnaire qui ne nourrit pas simultanément l’âme et le ventre de son peuple, produit un …sous peuple, surtout lorsque celui-ci est né de l’esclavage et de la colonisation … comme nous. C’est pire, lorsque l’esclavagiste a réussi à le convaincre qu’il doit sa liberté à une généreuse mère patrie, la Métropole. Ce qui est notre cas. On ne trouve pas solution à un problème lorsque l’on nie les tenants et les aboutissants de ce problème. Pour combattre un mal[1], il faut admettre la réalité dece mal. La tâche de nos leaders est compliquée et difficile, presqu’à mettre à la rubrique mission impossible, parce que chez nous, il n’y pas de réveil d’un peuple, un instant endormi par le colonialisme, à déclencher comme pour les peuples identitaires ayant perdu leur souveraineté, mais bien un éveil à susciter chez des anciens Africains d’ethnies différentes mélangés à des Européens de nationalités différentes dans un espace géographique nettoyé de ses habitants légitimes les Caraïbes, vainqueurs des Arawaks. Alors, mon sentiment est clair : le votant martiniquais n’est responsable ni coupable de l’échec du Oui. Les promoteurs de ce Oui, n’ont pas eu la bonne stratégie, pas plus que ceux du 73 d’ailleurs. A preuve, à peine le résultat connu, les adeptes du statu quo qui n’osaient pas donner leur point de vue, le président de la République en personne ayant affirmé que le statu quo était impossible, repartent à l’attaque. Ils veulent être français, comme en France. C’est tout. Et, vive la commission Balladur !
La réalité est bien que le Martiniquais péremptoire et définitif, dans une écrasante majorité, affirme : je suis français donc européen et ce n’est pas négociable. Mais ne s’arrêtant là, il déclare : Je suis également caribéen, ce n’est également pas négociable. Ce Martiniquais-là n’a entendu, à moins que cela ne m’ait échappé, aucune amorce de stratégie qui lui permettrait de concilier son choix, véritable hérésie historique et géographique, qu’il entend assumer pleinement en faisant justement un pied de nez, voire un bras d’honneur, à l’histoire et à la géographie. Car cette Europe et cette Caraïbe, dont il se réclame, sont très exactement les freins qui interdisent le développement économique indispensable qui lui permettrait d’assumer sa part de la création de la richesse, dans le bloc qu’il a choisi. Nos élus ont pleurniché la capacité de l’Article 73 ou 74 à nous maintenir dans le giron français. Sans plus. Lors de mes séances de signatures organisées en librairies, beaucoup des nôtres m’ont dit : « Rien ne sera réglé ni avec le 73, ni avec le 74, vous savez mes enfants sont en France, je suis en train de vendre ma maison, je vais m’installer auprès d’eux ». Bon sang, je ne suis quand même pas le seul à qui on a fait ces confidences, tout de même ! Ma vision du futur, si on ne se hâte pas de régler les problèmes interdisant la création de la richesse et son corollaire naturel la création d’emplois, est très simple : Paris va réinventer le BUMIDOM. Un BUMIDOM new look, qui prendra en compte notre réalité d’Européens à part entière car, qu’on le veuille ou non, en dépit de quelques actes de racisme et parce que c’est l’intérêt bien compris de la France, nous sommes devenus Européens à part entière et non plus «des Européens entièrement à part ». Nos enfants aux poches bourrées de diplômes seront accueillis normalement, et vous diront comme je l’entends dans ma propre famille : « Au niveau où je suis, on ne fait pas attention à la couleur de ma peau, seules mes compétences intéressent. » Je crois que c’est Aimé Césaire qui déclara, au cours d’une conférence de presse : « Si on n’y prend garde notre Martinique sera transformée en un gigantesque hôtel pour milliardaires avec des larbins martiniquais ».
Alors, je le répète, même si cela doit encore fâcher, nous sommes nés d’une insolence, l’insolence doit être notre drapeau. Nous avons le devoir de crier, à Paris et à Bruxelles, notre regard quant à notre Devenu, et notre vision de notre Devenir de citoyens du monde dans le bloc économique choisi dès le 22 Mai 1848 par l’esclave lui-même, tout en signifiant dignement à ce bloc, que nous ne sommes pas des mendiants aux poches vides.
Tony DELSHAM,
|
|
| |
Sommaire
|
|
|
| MA JUSTICE |
 |
--« Alors, les horreurs que vous avez découvertes, vous les jeunes noirs et mulâtres, nous, les jeunes békés nous les avons découvertes en même temps que vous, maintenant, et maintenant seulement ! Que l’histoire ouvre ses dossiers, qu’on en finisse une fois pour toutes, au moment où les exploités de la planète, documents en mains, réclament justice, parlent de crime contre l’humanité.
|
|
|
|
|