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ILS SONT FOUS CES MARTINIQUAIS |
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ARCHIVE : La semaine passée, comme un seul homme, ou comme une seule femme, dans un énième sursaut d’agonie, rôdé par une quarantaine d’années d’expérience, le monde de l’entreprise, est passé à la contre-offensive. Mais nos chefs d’entreprises, petits, gros, moyens, nous ont dit ce que nous savions déjà : Tout va mal, tout coule. Sarkozy, lui aussi, le savait déjà et il avait répondu : Je sais, vous proposez quoi ?
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Editorial
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PLUS FRANÇAIS QUE MOI, YA PAS !
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… lorsque sa majesté docker est en grève. Parfois, cas extrême, les travailleurs mécontents bloque tout le pays forçant le système à se remettre en cause, et à inventer de nouvelles règles. Dernier exemple en date, Mai 68. En Martinique, quand un secteur, ou un individu, est en grève, le pays est immédiatement bloqué ou ralenti, soit par des barrages francs et nets, soit par des opérations molokoys, soit par un port asphyxié.
À la question posée à Raymond Occolier, dans ce même journal, de savoir pourquoi les élus martiniquais ont, finalement, accepté l’intervention de la Région et du Département dans la participation de l’augmentation de 200 euros exigée par les travailleurs, le maire du Vauclin répond : « mais il y avait un rapport de force, et les gens ne voulaient rien entendre d’autre. »
Voilà résumé la philosophie P.D.V[1] de la gestion française[2] de ces quarante dernières années en Martinique, on cède à coups de fuites en avant. Tant que le pouvoir parisien pouvait injecter de l’argent frais dans le circuit, tout se passait relativement bien entre les primes à la création d’entreprises, les primes d’incitation à l’embauche, les exonérations des charges sociales, les défiscalisations, le départ des jeunes en France, le bluff dura jusqu’à ce que les caisses de l’Etat soient vides. Entre les deux dates marquées au fer rouge dans le souvenir antillais, 1967 pour la Guadeloupe, 1974 pour la Martinique, Paris est passé de la répression sanglante en réponse à de simples revendications salariales à une coupable politique de l’autruche qui n’a pas toujours favorisé l’arrivée au pouvoir d’une élite, avide d’un développement économique. Ainsi la droite restée aux affaires pendant vingt trois ans, géra jusqu’en 1981 avec une boussole politique des plus simples : Je suis français donc tout ce qui est vrai en France, doit l’être en Martinique. Max Elizée, conseiller général du premier canton de Fort-de-France, m’avait précisé : « Je ne veux d’aucune virgule en plus ou moins qui ferait de moi un français à part » Cette droite épigone fut plus encline à professer un discours idéologique vantant l’intérêt d’être français, bien plus qu’à réfléchir à l’offensive économique créatrice de richesses. Confrontée à ces propos et à cette pratique la gauche dans l’opposition répondit, non pas par le discours du droit à la différence en matière économique, mais par l’affirmation idéologique du droit des peuples à s’autodéterminer et « à gérer nous-mêmes nos propres affaires » en signifiant notre évidente dissemblance culturelle, alimentée par une identité propre née de l’histoire et de la géographie. Dans cette profession de foi, la droite vit séparatisme pur et simple et combattit le principe avec l’énergie dernière. La Martinique fut donc transformée en une scène de théâtre où s’agitaient des guerriers du verbe face à des spectateurs bon public applaudissant, mais ne s’identifiant point aux assistés dénoncés pas plus d’ailleurs qu’aux révolutionnaires évoluant sur la scène « Je suis français, j’ai donc droit à, je ne suis pas un assisté et je n’ai donc pas à me révolter contre un système où je trouve mon content que je reçois en toute légitimité » semblait être la conclusion, à la sortie de chaque représentation du Sermac.
AVEC LA GAUCHE AU POUVOIR ?
Elle ne fit guère mieux. Obligée de marcher sur des œufs face aux travailleurs désormais capables de colère et de bloquer la rue, la voila contrainte aujourd’hui, comme la droite hier, de baliser son discours idéologique par les certitudes que veut entendre la rue à savoir : La Martinique dans tous les cas de figure est française demeurera française, et gardera ses acquis au sein de la France éternelle. Alors entre le promoteur du 73 et celui du 74, se livre une véritable guerre où l’un et l’autre s’évertue à démontrer que le meilleur gardien de la Martinique indéfectiblement française, c’est lui. La nouvelle droite elle, espère renaître des cendres des aînés carbones en affirmant une plus grande légitimité et une loyauté jamais prise en défaut face à la… métropole. Quant à l’économie et les perspectives d’un développement vrai, et bien on a le temps de voir.
Ah, misère !
Tony DELSHAM
[2] Que les élus Martiniquais ne se fassent pas d’illusion, ils n’avaient ni le pouvoir d’agir, ni le pouvoir de céder. La balle a toujours été dans le camp parisien et chacun sait que depuis toujours seule « la mère patrie » décide.
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Sommaire
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| VALENTIN ET SORAYA |
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N O U V E L L E P A R U T I O N
Soraya est-elle l’ange vengeur chargé par Dieu lui-même de punir le méchant ? elle en est, en tous cas, convaincue. Sinon, comment expliquer qu’elle ait put tuer Mylène, elle dont la vie s’était déroulée jusqu’alors, genoux en terre, dans l’église de sa paroisse ? Et quel est le rôle du candide et romantique Valentin, apparu brusquement à ses côtés ?
Frais de port : G R A T U I T
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