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ILS SONT FOUS CES MARTINIQUAIS

ARCHIVE : La semaine passée, comme un seul homme, ou comme une seule femme, dans un énième sursaut d’agonie, rôdé par une quarantaine d’années d’expérience, le monde de l’entreprise, est passé à la contre-offensive. Mais nos chefs d’entreprises, petits, gros, moyens, nous ont dit ce que nous savions déjà : Tout va mal, tout coule. Sarkozy, lui aussi, le savait déjà et il avait répondu : Je sais, vous proposez quoi ?

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Martinique
 
 
PARSEMIN  Roger

PoésieL’œuvre de Roger Parsemain, né en 1944 au François, déroule une symphonie articulée en recueils poétiques et récits. Une sensibilité curieuse vibre aux rythmes du monde. A partir de sa ville le poète écoute et voyage. Dans Ma ville fervente, il écrit en 1984 : "Une ville petite mais je la sais vaste comme le monde". A travers Prières chaudes , Ma ville fervente, L’hidalgo des campêches, Reliquaires des songes ou Désordre ingénu, nous retrouvons l’exil intérieur, l’aventure, l’épopée. Parfois les titres sont plus explicites : Le voyage immobile ou Les chemins inondés, son dernier recueil. Le Poète devient Désir. Et le désir est voyage. Dans les recueils croisent les mouvements de l’univers, les souffles contradictoires du monde et les mêlées lointaines ou proches de l’histoire.
La "symphonie" s’accomplit dans les paroles ailées d’une même phrase commencée depuis les genèses. Elle se module et s’harmonise au fil des jours, selon la nature et la géographie temporelle des paysages humains. Elle se « libère » en proses ou versets, se « reprend » en vers réguliers, attrape, ici ou là, des boléros cubains, un bout de merengue,  cumbia, compas direct haïtien ou s’appuie sur des poutrelles de la langue créole.Par ailleurs, l’histoire pose une onction de lucidité sur le lyrisme des recueils. En échange, l’émotion re-qualifie l’histoire, l’Hidalgo des Campêches , Désordre ingénu puis Les chemins inondés  invitent aux épopées « sans voix ». L’évocation des « cités modernes », de la vie rurale, des migrations, dans leurs réalités anciennes ou actuelles, accomplissent la rencontre de l’émotionnel avec les préoccupations des archéologues et des préhistoriens. L’humble détail, le plus banal selon les apparences, devient l’expression de forces vitales et cosmiques. Les notations ténues franchissent la nostalgie et le régionalisme concentriques. Dénuées de toute gaucherie cuistre, elles « manifestent » pour une histoire rendue à l’être.
Les récits et nouvelles, L’absence du destin et Il chantait des boléros ponctuent cette voix originale, à la fois accueil et essor, qui nous rend tangible la puissance affirmative du Désir.


L’œuvre
Poésie
  • Prières chaude, Editions Caribéennes, 1982
  • Ma ville fervente, Editions Caribéennes, 1984
  • L’hidalgo des campêches, Hatier Monde noir poche, 1986
  • Le voyage immobile accompagnant « Pastels Martinique » de Vincent Balaÿ, peintre Ardéchois, Editions Exbrayat, 1986
  • Reliquaires des songes suivi de Les cendres du phénix, Editions nouvelles du Sud, 1992
  • Désordre ingénu, L’Harmattan, 1992
  • Les chemins inondés, Editions Silex/Nouvelles du Sud, 2003
Récits et nouvelles
  • L’absence du destin, L’Harmattan, 1992
  • Il chantait des boléros, Ibis rouge Editions, 1999
Histoire
  • Du passage des Indiens au François  (Brochure, vingt pages 1987)
  • Le François, trois siècles d’histoire (ouvrage collectif 1995)
Théâtre
  • Soleil d’ombre, Carbet du Parc Floral, Fort de Franc,1995
  • Total (1998), l’Atrium, Fort de France


 
FANM DEWO

Ida relève la tête. Elle a juré à sa mère qu'elle ne sera ni une « Fanm Déwô », ni une négresse à cannes. Elle veut être une maman de nègres debout dans le vent. Mais peut-on gagner un tel pari à une époque où l'homme ne pense qu'à culbuter toutes ces femmes dont l'unique ressource est de trouver un protecteur ?

Frais de port : G R A T U I T

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