Avant la parole libérée l’enfant Martiniquais, nègre, békés, mulâtres, indien, recevait des grandes personnes de sa famille une vérité cloisonnée. Cet aîné négre, béké, mulâtre, indien, lui transmettait ses vérités, ses convictions. Et, comment ne pas être convaincu quand celui-ci est son père ou sa mère ? Comment ne pas être persuadé des certitudes de l’idéologie dominante, surtout lorsque l’on est fils de dominants et que le gendarme et le curé confirment ces affirmations ? Comment ne pas être bouleversé et entraîné par la noblesse de la révolte des dominés lorsque l’on est fils de dominés, conscients que les larmes et le sang de son papa et de sa maman, sont la base de la richesse insolente et égoïste des dominants ? Bref, en 2007, les Martiniquais sont encore dos à dos.
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